L’Avare top chrono
Une adaptation fidèle et critique en théâtre d’objet
Théâtre d’objet
Tout public
Durée 40 minutes
Dans tout Paris, le seigneur Harpagon était surnommé l’Avare. Il vivait à une époque où le mariage était avant tout une affaire d’argent. Quand un enfant était donné à marier, il n’était pas question d’amour. Et il était hors de question de roucouler, de badiner, de courtiser, de flirter, voire même de batifoler, sans avoir prêté serment de fidélité. A cette époque, l’union libre était interdite. Avec ou sans amour, il fallait fonder une famille. Les pères (…) choisissaient les époux et épouses les plus fortunés pour leurs enfants sans tenir compte de leurs sentiments. C’était une époque terrible ! Surtout pour les jeunes gens qui s’aiment.
Extrait du spectacle
Cette adaptation de L’Avare de Molière propose une relecture condensée, visuelle et contemporaine de la pièce, à la fois fidèle et critique. Le spectacle se concentre sur les lignes de force de l’œuvre : l’avarice comme moteur du comique, mais aussi comme instrument de domination, révélant des rapports de pouvoir économiques, familiaux et sociaux, notamment à l’égard des femmes.
En s’appuyant sur la narration et le théâtre d’objets, cette pièce donne à voir, avec humour et ironie, la contrainte du mariage comme une forme d’aliénation toujours présente aujourd’hui, rappelant que la comédie masque souvent une réalité profondément injuste. Le spectacle interroge malicieusement notre rapport à l’argent, à la peur du manque et à la valeur que nous accordons aux choses, rappelant que l’avarice, hier comme aujourd’hui, enferme plus qu’elle ne protège.
Distribution
Mise en scène : Lætitia Desplanque
Interprétation : Annabelle Garcia, Delphine Guibert et Thierry Cailheton
Production et diffusion : Anne-Lise Gal